L’ombre dévorante

L’ombre dévorante

20h, le 17 Mars. La nouvelle tombe, la France entre dans l’inédit avec un confinement généralisé. Aucune idée alors de comment cela influencera ma vie. Très vite, la sensation de vivre avec intensité l’Histoire, fait écho en moi. La semaine passe, j’annule mes dates de travail.
On s’occupe. Courses, jardinage, binge watching jusqu’à plus soif, on s’occupe.
Nous sommes le 24 Mars. Je reprends ce jour le travail, conscient des risques, un collègue a déclaré être touché par la maladie. Voiture, parking, prise de température à l’accueil, nettoyage du poste de travail; les news s’enchaînent, je monte les sujets qui tournent en boucle.
Les jours s’égrènent, le temps continue sa marche implacable. Une routine s’installe.
Travail, sport, panier de légumes, cuisine, film et dormir.
L’ombre se nourrit, elle plane sur la ville endormie, que le printemps ne parvient à réveiller totalement. Elle nous enlace et nous lie, humbles et forcés.
Maxime CARON, 07 avril 2020, Lyon

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